Échec à l’examen AFA : repasser une épreuve
Une épreuve ratée n’annule pas les autres : vous repassez seulement celle qui manque, aux mêmes conditions. Voici les règles de l’AFA (taxes, délais, consultation, recours) et une méthode pour que la deuxième tentative soit la bonne.
En bref
- Seuil : 60 % des points à chaque épreuve ; chaque épreuve non réussie se repasse seule.
- La taxe est due à nouveau, au même montant ; les taxes ne sont jamais remboursées.
- L’AFA ne publie ni délai d’attente ni nombre maximal de tentatives.
- L’épreuve commune perd sa validité si aucune autre épreuve n’est réussie dans les 24 mois.
Les règles de la reprise
Le règlement d’examen de l’AFA est clair : les épreuves qui n’ont pas été réussies peuvent être repassées individuellement, et les mêmes conditions que la première fois s’appliquent. Une épreuve réussie reste donc acquise. Si vous avez réussi Compétences et connaissances générales mais pas Non-vie, vous ne repassez que Non-vie.
Il n’y a pas de compensation entre épreuves : chacune doit atteindre 60 %. Un très bon résultat dans votre branche ne rattrape pas une épreuve commune à 55 %.
Distinguez bien trois situations, qui n’ont pas les mêmes effets :
| Situation | Effet selon le règlement |
|---|---|
| Vous passez l’épreuve et obtenez moins de 60 % | Épreuve non réussie, à repasser, taxe due à nouveau |
| Vous abandonnez une épreuve commencée | Épreuve considérée comme non réussie |
| Vous vous désistez, ne vous connectez pas à l’horaire communiqué ou arrivez à l’oral avec plus de cinq minutes de retard | Examen « non passé », taxe non remboursée |
| Motif valable (maladie, accident, maternité, décès, service militaire…) annoncé sans délai et par écrit | Examen « non passé », date de rattrapage, taxe considérée comme payée |
Ce que coûte une reprise
| Épreuve repassée | Taxe |
|---|---|
| Compétences et connaissances générales | CHF 400.– |
| Non-vie | CHF 100.– |
| Assurance-maladie complémentaire | CHF 100.– |
| Vie (oral) | CHF 200.– |
| Mandat spécifique | CHF 100.– |
| Recertification | Comprise dans la taxe annuelle |
L’épreuve commune est la plus chère à rater : CHF 400.– de plus, sans compter le temps. Le détail de tous les frais est sur combien coûte l’examen AFA.
Les délais à surveiller
- Épreuve commune : 24 mois. Elle perd sa validité si aucune épreuve supplémentaire n’est réussie dans ce délai. Comme elle est la condition d’admission aux épreuves de branche, ne laissez pas traîner une reprise de branche.
- Recertification : un an. Après un échec, vous pouvez repasser l’examen dans un délai d’un an, sans nouveaux frais d’examen. Sans attestation dans les trois ans suivant le premier agrément ou la dernière attestation, l’obligation de formation continue n’est pas remplie et l’AFA en informe la FINMA. Voir recertification AFA.
- Recours : 30 jours. Un recours se dépose par écrit, par courrier postal ou électronique, avec ses motifs, dans les 30 jours suivant la notification de la décision. Le délai court dès la publication du résultat sur le portail. Des frais de procédure peuvent être réclamés si le recours est rejeté.
Comprendre votre échec
Le résultat, envoyé par courriel puis visible dans myAFA, indique votre taux de bonnes réponses. À 56 %, il manquait quelques questions ; à 40 %, c’est une partie de la matière qui manque. La stratégie n’est pas la même.
Vous pouvez aussi consulter votre épreuve. Selon l’AFA, la consultation se fait uniquement sur rendez-vous, à Berne, sous surveillance : ni copie ni photo, téléphone remis à l’entrée, et une taxe de CHF 50.– payée à l’avance. Elle vaut surtout la peine si vous hésitez à déposer un recours, ou si vous ne comprenez pas quel domaine vous a fait échouer.
Se préparer pour la reprise
On le voit chaque année : les candidats qui échouent ont souvent fait beaucoup de questions d’entraînement, mais peu d’examens blancs. Pour la reprise, inversez la proportion.
Mesurer par domaine
Faites le diagnostic gratuit : 30 questions sans indice, score par domaine. Il confirme ou corrige ce que vous croyez savoir de votre échec.
Reprendre les leçons des domaines sous 60 %
Pas tout le programme : seulement les modules faibles, avec leur contrôle de fin de module. Visez 80 % au contrôle avant de passer au suivant.
Repasser les examens blancs de l’épreuve
Chronométrés, sans indice, questions jamais vues. Laissez quelques jours entre deux tentatives et relisez entre-temps les leçons signalées.
Réserver quand la marge est là
Notre repère : plus de 70 % aux examens blancs de l’épreuve, dans chaque domaine. La marge absorbe le stress du jour J.
Cas pratique
Une candidate de Sion réussit l’épreuve commune, puis échoue en Non-vie avec 54 %. Elle a révisé les branches à fond, mais a perdu du temps sur l’étude de cas : trois calculs d’indemnité laissés de côté. Pour la reprise, elle refait les leçons sur la sous-assurance et la franchise, puis les deux examens blancs Non-vie en 60 minutes, jusqu’à 72 % et 75 %. Elle repasse l’épreuve trois semaines plus tard, pour CHF 100.–, bien avant la fin des 24 mois de validité de son épreuve commune.
Si l’échec porte sur l’épreuve commune, travaillez d’abord les modules 1 à 4, détaillés sur la page Compétences et connaissances générales.
Vous préparez l’examen ? 2 003 questions au format officiel · CHF 40.–
Voir la préparationQuestions fréquentes
Combien de fois peut-on repasser une épreuve ?
Le règlement d’examen ne fixe pas de nombre maximal de tentatives, ni de délai d’attente entre deux tentatives. Chaque reprise est facturée au même montant.
Faut-il repasser l’épreuve commune si j’échoue en Non-vie ?
Non, tant qu’elle reste valable : elle perd sa validité seulement si aucune autre épreuve n’est réussie dans les 24 mois.
Ma préparation reste-t-elle accessible pour la reprise ?
Oui. L’accès est sans limite de durée, mises à jour comprises : vous pouvez refaire contrôles et examens blancs autant de fois que nécessaire.
Une exclusion compte-t-elle comme un échec ?
C’est plus grave. Dès le 1er décembre 2026, selon l’annonce de l’AFA, une infraction grave peut entraîner une exclusion temporaire jusqu’à 12 mois et un signalement à la FINMA. Voir ce qui est interdit.